Calcul rénal

De première intention le traitement médical est privilégié pour tentative d’élimination spontanée du calcul

En cas d’échec de ce traitement médical ou en cas de complication, les méthodes instrumentales sont alors proposées.

Lithotritie par ondes de choc externes (LEC)

Lithotritie par ondes de choc externes dit « LEC » qui fragmente  le calcul en petits morceaux ce qui en facilite l’élimination spontanée . Cette technique a été introduite à partir de la fin des années 1980 et reste réservée aux calculs de moins de 20mm de diamètre Cette méthode peut être cependant responsable d’une élimination incomplète des fragments, d’une insuffisance rénale dans certains cas. Les limites de cette technique sont l’impossibilité de repérage du calcul, l’infection, les traitements anticoagulants, la position ou la dureté du calcul.

Après beaucoup d’espoirs dans cette méthode, elle a cependant légèrement diminué dans son utilisation en raison de la fréquente nécessité de renouveler les séances par échec de fragmentation ou d’élimination des fragments en particulier du calice inférieur, au profit de l’urétéroscopie.

Urétéroscopie

L’urétéroscopie rigide s’adresse aux calculs de l’uretère et consiste par voie endoscopique rétrograde à aller extraire et ou fragmenter le calcul pour reperméabiliser l’uretère obstrué par le calcul. La fragmentation se fait alors par un système hydro pneumatique ou par laser avec pose d’une sonde JJ de cicatrisation

Uréteroscopie souple consiste à aller directement à l’intérieur du rein par les voies naturelles au moyen d’un fibroscope pour extraire les calculs de 10 à 20 mm de diamètre ou les fragmenter à l’aide d’une fibre  laser.

Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale lors d’une hospitalisation de 48 heures voire en chirurgie ambulatoire, parfois précédée de la pose d’une sonde JJ ou modifiée type sonde J fil. En effet dans certains cas le diamètre trop petit de l’uretère nécessite la pose temporaire d’une sonde JJ obligeant à reporter l’urétéroscopie à une date ultérieure.

Sonde J fil

Une vérification de la stérilité des urines avant l’intervention est nécessaire malgré une dose d’antibiotiques injectée au début de l’intervention.

Le CHG de Libourne dispose de 3 appareils de ce type pour éviter le désagrément de la panne en cours d’intervention. Cette technique est largement pratiquée au CHG de Libourne (150 à200/an).

A votre sortie un courrier sera directement adressé à vote médecin réfèrent sans soin particulier post opératoire en dehors d’une boisson abondante de quelques médicaments pour la douleur occasionnelle et pour diminuer l’envie pressante d’uriner.

Il est parfois nécessaire de réaliser plusieurs temps chirurgicaux selon la taille, le positionnement ou la dureté du calcul néanmoins cette technique mini invasive évite toute ouverture de la peau.

Les complications sont rares (1 à 2 %) saignement modeste, rétrécissement ou perforation de l’uretère résolues souvent simplement (ureteroscopie pour calcul AFU)

Urétéroscope souple dans calice inférieur

NephroLithotomie Percutanée NLPC

Cette méthode consiste à faire un chenal de travail à travers la peau, jusqu’au rein. Une gaine tubulaire permet le passage de la peau jusqu’au rein (donc percutané) d’un appareil avec une caméra dans lequel on peut passer les instruments nécessaires à la fragmentation et à l’extraction des calculs. Ici l’hospitalisation est plus longue de l’ordre de la semaine. Une sonde vésicale, une sonde urétérale et un drain dans le rein seront nécessaires.

Il s’agit d’une technique réservée pour des calculs volumineux de plus de 20mm de diamètre  (et/ou résistants).

Quelles sont les limites de cette technique?

Difficultés de ponction du rein et donc de réalisation de l’orifice permettant d’accéder au calcul, pouvant être un échec de réalisation.

En cas de très volumineux calculs, la persistance de débris ou fragments résiduels sera traitée dans un second temps par d’autres techniques (Lithotripsie extra corporelle, urétéroscopie souple laser).

Suites opératoires

Cette intervention est plus agressive que les techniques précédemment décrites. Il existe essentiellement 3 risques : un risque hémorragique, un risque infectieux et de  fistule urinaire (l’issue d’urines par le site de la ponction).

En fin d’intervention des sondes de drainage sont donc laissées en place pour limiter ces risques: une sonde extériorisée par l’orifice cutané du dos et une sonde urétérale extériorisée par les voies naturelles.

Dès le lendemain de l’intervention, vous aurez un contrôle par bilan sanguin et radiographie.

L’ablation des sondes se fait dans un ordre déterminé par votre chirurgien durant les 3 jours postopératoires. Une sortie est en général possible au 4e jour. Il est classique d’avoir des urines teintées de sang dans les jours qui suivent.

En cas de gros fragments résiduels, en cas d’écoulement d’urines par l’orifice cutané du dos ou en cas de migration d’un fragment dans l’uretère, une implantation de sonde double J avant votre sortie peut s’avérer nécessaire.

Nephrolithotomie percutanée

Un rendez-vous de contrôle vous sera proposé 1 mois plus tard avec des examens d’imagerie et biologiques.

Quelques rares cas de calculs complexes peuvent nécessiter des techniques différentes : abord coelioscopique de la lithiase dans le rein ou l’uretère, chirurgie de néphrectomie (ablation du rein) coelioscopique en cas de  rein détruit lors du diagnostic. Toute cette panoplie technique est disponible au chg de Libourne et les solutions vous seront proposées en tenant compte de tous les paramètres correspondant à votre calcul mais aussi de votre âge, des traitements de vos maladies  en cours ou passés.

Après ablation du calcul celui-ci est analysé. Un bilan métabolique phosphocalcique sanguin et urinaire est réalisé  pour une prise en charge en partenariat étroit avec le service de néphrologie. Les conseils nécessaires vous seront donnés afin de limiter les risques de récidive