Le cancer de la vessie touche 11 000 nouveaux patients par an en France et correspond au deuxième cancer urologique le plus fréquent après la prostate. Les facteurs de risques principaux sont le tabac et l’exposition à certains toxiques (produits chimiques).

Il faut différencier les tumeurs superficielles de la vessie touchant la muqueuse vésicale (couche interne de la vessie), aux tumeurs invasives infiltrant la paroi vésicale en profondeur (atteinte du muscle vésical) qui nécessitent une prise en charge différente.

Les tumeurs superficielles appelées communément polypes, ne touchent que la partie superficielle de la paroi vésicale. Ces tumeurs ont un très bon pronostic dans la majorité des cas mais récidivent dans 70 à 75 % des cas. Les tumeurs infiltrantes, qui atteignent le muscle de la vessie, sont des cancers agressifs ne pouvant être traitées par les voies naturelles. Le traitement chirurgical de ces tumeurs est lourd nécessitant l’ablation de la vessie car il y a un risque d’évolution vers les métastases (ganglions, os, poumons, foie).

Les symptômes d’une tumeur de vessie

Le symptôme principal des tumeurs de vessie est l’hématurie macroscopique (présence de sang rouge dans les urines).

D’autres symptômes sont possibles comme des impériosités mictionnelles (urgences mictionnelles parfois accompagnées de fuites urinaires), des douleurs ou beaucoup exceptionnellement des infections urinaires à répétition.

Fréquemment les tumeurs de vessie sont découvertes fortuitement à l’occasion d’un examen d’imagerie (échographie, scanner).

Le diagnostic

En cas de symptôme pouvant faire évoquer une tumeur de vessie, une fibroscopie vésicale est réalisée avec une simple anesthésie locale. Cet examen permet d’affirmer ou non la présence d’un polype de vessie. Si un polype est découvert, une résection endoscopique de cette lésion sera alors réalisée secondairement au bloc opératoire sous anesthésie générale. Cette intervention nécessite le plus souvent une courte hospitalisation de 24 à 48 heures.

L’analyse microscopique du polype retiré permet de préciser si la lésion est superficielle ou invasive (atteinte du muscle).

Dans certains cas, un système de fluorescence utilisé au moment de la résection endoscopique du polype permet de mieux détecter les tumeurs afin de limiter le risque de maladie résiduelle et donc de récidive ultérieure.

Le cas de chaque patient est discuté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) avec la présence des oncologues, radiothérapeutes, radiologues, anatomopathologistes, afin d’élaborer la meilleure stratégie thérapeutique possible.

Pour plus d’informations : https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-points-cles