La dysfonction érectile est définie comme l’incapacité́ persistante ou répétée d’obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permettre une activité́ sexuelle satisfaisante (source OMS, 1992).

Diagnostic et facteurs de risque

Le rôle de l’urologue dans la prise en charge sera en premier lieu de faire un diagnostic d’une éventuelle pathologie organique à l’origine des troubles. Par l’interrogatoire, un examen clinique complet et parfois la prescription d’examens complémentaires comme un bilan hormonal ou une échographie doppler de la verge, il identifiera des facteurs de risque tels que :
le tabagisme,
un diabète,
un surpoids,
une prise médicamenteuse,
une maladie athéromateuse,
des troubles neurologiques,
un hypogonadisme…

En cas de cause organique décelée, un traitement étiologique pourra être proposé.

Parallèlement, le médecin dispose actuellement d’un arsenal thérapeutique efficace permettant dans la plupart des cas à un retour à des érections normales rendant possible les rapports sexuels.

Traitements médicamenteux et appareillages

Il existe actuellement trois molécules différentes, non remboursées par la sécurité sociale, mais très efficaces dans la majorité des cas. En revanche, pour des patients impuissants après chirurgie pelvienne lourde (cystectomie radicale, prostatectomie radicale, chirurgie du
rectum), les injections intra caverneuses de prostaglandines (remboursées par la sécurité sociale dans cette indication) seront souvent les seules solutions efficaces.

Enfin, pour les patients qui ne veulent pas prendre de médicaments, il existe un moyen mécanique nommé vacuum, surtout utilisé outre-manche et très peu en Europe qui permet à l’aide d’une pompe à vide de remplir les corps caverneux de sang et ainsi créer une érection, et à l’aide d’un élastique à la base de la verge maintenir cette érection le temps du rapport sexuel.

Traitements chirurgicaux

La chirurgie de revascularisation des artères caverneuses reste exceptionnelle et réservée à des équipes entraînées ayant accès à la microchirurgie.
Plus fréquemment en cas d’échec de toutes les autres thérapeutiques la pose d’implant pénien est tout à fait possible avec, pour faire simple, deux types de prothèses : les prothèses semi rigides ou rigides qui présentent une rigidité permanente et qui n’est
reliée à aucun mécanisme les prothèses hydrauliques qui fonctionnent selon le même principe que le sphincter artificiel par un mécanisme en trois pièces dont une pompe dans la bourse accessible permettant le remplissage de sérum physiologique de deux cylindres situés à la place des corps caverneux.
Les rapports sont alors possibles avec des sensations et des éjaculations respectées.

Le déroulement de l’opération

Durée de l’hospitalisation
2 à 3 jours

Durée de l’opération
Entre 80 et 90 minutes

Suivi post opératoire

Entre J+7 et J+10
Les patients sont suivis en consultation entre J+7 et J+10 pour surveiller la cicatrisation locale et procéder à la gestion de la prothèse après vérification de l’absence de complication à la phase précoce du post-opératoire.

À partir de 6 semaines post-opératoires, les patients débutent l’utilisation de leur implant.

Des conseils, propres au praticien sont donnés sur leur utilisation de l’implant (exercice de gonflage et dégonflage pendant plusieurs semaines) en s’adaptant au patient.